Trail des Fontaines, 30 km avec 700 D+ (officiel)
Après une nuit saccadée, j'arrive à 8h30 sur le parking de la mairie du Montat (village aux portes de Cahors).
L'an dernier j'avais fait le circuit de 20 km en 2h06 (292 D+) à 9.4 km/h de moyenne, avec une dernière montée de 2 km mal appréhendée.
Cette année, je me lance sur le nouveau tracé de 30 km avec peu d'ambition vu les péripéties musculaires rencontrées ces deux dernières semaines ayant pour corolaire très peu de sorties effectuées.
Cependant, je suis volontaire ce matin, sans trop de douleurs.
J'ai pris mes doses d'arnica une heure avant le départ, mis de la pommade chauffante sur les jambes et préparé mes reserves de bonbons Haribo, morceaux de gruyère et Tuc.
En attendant le départ, je discute pas mal, serre des paluches et réponds aux nombreuses interrogations après l'article qui est paru dans la presse locale sur une grosse colère que j'ai piquée. (j'ai fait, il y a 10 jours un courrier à la Dépêche du Midi concernant le non-respect par les motards et les pollueurs, d'une zone protégée sur les hauteurs de Cahors. Suite à ce courrier, la Dépêche du Midi a publié un dossier sur ce sujet avec interview des autorités, coup de gueule des associations...Depuis, j'ai suis devenu le défenseur officieux de cette zone et de nombreuses personnes se rapprochent de moi pour témoigner me demandant de créer une association de sauvegarde avec pétition et tout le bataclan. Euh ! calmez vous ! ....)
Revenons à nos moutons.
9h -départ fictif de la place de la mairie pour aller se placer 1,5 km plus loin au pied de la N20.
9h15 -Départ du 30 km.
C'est dans les 10 premiers kilomètres que le circuit est finalement le plus accidenté. Nous montons des raidillons, suivons un sentier monotrace piégeur par moment (je m'affale dans la boue en me prenant les pieds dans une racine). Je suis plutôt haut en rythme cardiaque mais je gère bien les montées en marchant rapidement. Les premiers sont déjà loin. Au dixième kilomètre je suis dans mes temps habituels (10 km/h).
Je constate qu'il y a toujours des coureurs qui n'hésitent pas à couper une parcelle plutôt que de faire le tour par le sentier balisé. Tout cela pour gagner..10 mètres. Cela m'agace sachant que l'on traverse des propriétés privées. Petits joueurs !
Entre le 10ème et 20ème kilomètres, c'est une succession de montées moyennes (mais que je n'arrive pas à courir..et d'ailleurs je n'essaye même pas), et de faux plats montants ou descendants, avant une longue montée pour revenir sur le plateau au Château de Hauteserre et ses vignes. Belle image malgré le temps maussade et froid, que ces vignes légèrement blanchies par la neige de la veille.
Pour l'instant, tout va bien. Je suis dans mon rythme même si je remarque que mon pied gauche "claque". Je connais ce phénomène car c'est ce que faisait mon pied droit quand j'avais eu la paralysie du releveur il y a 5 ans. Mais je ne m'inquiète pas plus car il suit et malgré les douleurs que je ressent au releveur gauche, je n'ai pas de problème pour courir.
Je passe le 20ème kilomètre en 2h02 donc ..bien.
Entre le 20ème km et l'arrivée, nous entamons la dernière boucle avec du plat, puis une longue montée pour revenir à nouveau sur le plateau.
Ensuite un mixte route /chemin sur le plat. Une erreur d'aiguillage avec deux autres comparses et 500 m en trop. Mais comme c'est sur le plat, pas de soucis.
Par contre, un début de crampe se pointe au niveau du quadriceps droit (sur le bas, au dessus de la rotule) et cela ne me permet pas de prendre du rythme sur ce terrain plat. Je subis.
Arrive une descente, technique, piègeuse à cause des pierres et des racines. Au début, je la subis. Puis d'un coup, je me tasse (si, si, c'est possible) pour être plus bas sur mes appuis et j'enquille. Et je me fais plaisir.
Mais les bonnes choses ont une fin. Nous revenons sur un petit sentier plat le long de la N20 et c'est aussi le retour à la réalité. Les crampes sont plus fortes, toujours aux quadriceps.
Et la fête n'est pas terminée, la montée finale est là.
Surprise ! ce n'est pas la même que l'an dernier. C'est un raidillon d'environ 1 km. Les crampes s'en donnent à coeur joie. Je marche. J'arrive sur le plat. Je vois le clocher de l'église du village. Je marche. J'essaye de relancer une première fois. Je me masse. Puis, finalement, je trouve une position de course qui me permet de trottiner jusqu'à l'arrivée.Comme l'an dernier, j'ai craqué dans la dernière montée. Je met plus de quarante minutes pour faire les 5 derniers kilomètres. Domage.
Résultat des courses : Finalement le circuit fait, d'après mon Garmin, 28.61 km pour seulement 406 m D+, une misère. Je finis quelque chose comme 55 sur 70 en 3h12. Mais surtout je finis, malgré les douleurs au releveur gauche et les crampes aux quadriceps, en bonne forme. Du coup, je fonce vers la soupe aux fromage. Nan mais ! je l'ai mérité !!
Deux jours après la course, les courbatures sont là mais ca va. Le releveur n'est pas trop douloureux même si il est dûr et si j'ai l'impression d'avoir tapé sur mon tibia avec une barre de fer. Je vais laisser reposer tout cela jusqu'à Dimanche et faire de l'électro-stimulation pour aider la récupération.
L'organisation de ce Trail des Fontaines est superbe. Les sentiers (dont certains ont été entièrement défrichés) étaient superbes et les sites traversés sympas. Les bénévoles toujours souriants. Le balisage parfait. De plus, j'ai trouvé l'ambiance entre les traileurs bien cool.
Et j'ai aussi fait la connaissance de traileurs du coin qui vont faire les Citadelles en Avril...Ca y est, la pression remonte.....!



2 commentaires:
Bravo pour ta course, compte-tenu des conditions d'avant-course bien particulères...
Bonne récup, et quelle célébrité pour le José Bové du Lot !
du coup j'ajoute le graphique Pente-Distance de ce trail, beaucoup plus parlant pour expliquer les raidillons.
Enregistrer un commentaire